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FJL 2014

Andenne

Fête de la jeunesse laïque 2014 : le ginkgo biloba à l’honneur

Beaucoup de personnes sont laïques, parfois même sans le savoir. C’est le cas de tous ceux qui pensent que la religion est avant tout une question personnelle et que seule la séparation des Etats et des Religions peut fournir un cadre impartial qui inclut tout le monde, croyant ou pas.

Cette année, la fête s’adressait à : Angélina, Chloé, Cloé, Fiona, Noa, Hugues, Taizou et Yann. Cette cérémoniea mis à l’honneur ces jeunes à un moment important de leur vie ; elle invite chacun d’entre eux à prendre conscience qu’il est en marche vers l’autonomie et la maturité, qu’il lui sera demandé d’être responsable de sa vie, de devenir, petit à petit, maître de ses idées et défenseur de sa propre indépendance. Cette cérémonie évoque aussi et donne un sens à ce qui fait le terreau de la Laïcité : ses valeurs fondamentales à savoir la liberté, l’égalité, l’émancipation, la solidarité d’une part, et sa méthode basée sur le développement de l’esprit critique, l’autonomie à la réflexion et la capacité à juger par soi-même d’autre part.

L’actualité nous rappelle que la démocratie est un géant aux pieds d’argile, que rien n’est jamais réellement acquis, que des droits peuvent être bafoués, que la peur et l’insécurité alimentent le fanatisme, le repli sur soi et par là-même toute forme d’exclusion, qu’il est aussi difficile d’accorder sa confiance. Qu’il le veuille ou non, tout individu entre dans un jeu de transformations, de ruptures, de changements dont il ne saisit pas nécessairement les enjeux, quand il n’en n’est pas un jouet involontaire.

Pour se construire et grandir dans ce monde, ces jeunes doivent pouvoir partager des mots, des regards, des espoirs et des craintes. Ils doivent aussi apprendre à se libérer de ce qui, à l’intérieur d’eux-mêmes, les enferment, les aveuglent : idées préfabriquées, inculquées et préjugés. Mais ces jeunes doivent surtout vivre, être curieux, être émerveillés de ces petits riens qui font le quotidien, engranger images, odeurs, sons… bref se constituer leur livre de vie et de souvenirs.

Le symbole de la laïcité est le ginkgo biloba. Point de départ des 6 scènes présentées par les jeunes fêtés qui ont pu en décembre rempoter 2 ginkgos…

 

 

 

Scène 1 : Autour de l’arbre. Le ginkgo biloba est la plus ancienne espèce d’arbre connue. La Laïcité a choisi cet arbre pour ce qu’il représente : la résistance et la longévité. Sa feuille, divisée en deux lobes, symbolise la séparation entre le Religieux et l’Etat.

Scène 2 : L’arbre, un symbole universel. Dans presque toutes les cultures et les religions, l’arbre a une valeur symbolique importante. C’est celle de la vie. Il réunit les 4 éléments nécessaires à celle-ci : la terre nourrit ses racines ; l’eau circule dans sa sève ; l’air pénètre par ses feuilles et le feu jaillit de son bois. Les arbres sont le reflet des hommes. Ils leur ressemblent : tantôt robustes, tantôt fragiles. Selon une ancienne coutume, on plante parfois un arbre à la naissance de l’enfant. Comme l’enfant, l’arbre va grandir, se développer. Il sera le symbole des grandes étapes de sa vie.

Scène 3 : L’arbre est un homme, l’homme est un arbre. Comme les hommes, chaque arbre à sa voix… Ils aiment vivre ensemble … Certains arbres en ont parfois ras le bol… Ils sont parfois distraits… Comme les hommes, ils vivent, ils grandissent et ils meurent.

Scène 4 : Les arbres s’adressent aux hommes. La forêt dit : « C’est toujours moi la sacrifiée ». Oui, car on en fait de la pâte à papier, on s’en sert comme chauffage, on construit les charpentes des maisons, des bateaux et même on façonne des berceaux et des cercueils dans sa matière ! « Ne me détruis pas » dit-il.

Scène 5 : Les enfants, chacun à leur tour, récitent un texte écrit par lui-même. Puis :

Scène 6 : Le Flambeau

Pour la Liberté, je plante un érable

Pour la Justice, je plante un châtaignier

Pour la Paix, je plante un olivier

Pour la Confiance, je plante un hêtre

Pour l’Amitié, je plante un tilleul

Pour la Sagesse, je plante un bouleau

Pour l’Espoir, nous plantons un peuplier blanc

Pour la Pérennité de la vie, nous plantons 2 Ginkgos biloba

 

Pour terminer cette fête, les jeunes reçoivent en souvenir un diplôme et une médaille, une rose rouge, symbole de l’amitié et de la fraternité.

 

Philippe Wascotte